es humains

Afi ("le grand-père")
Paysan, époux d'Amma, qui reçut la visite de Heimdall qui avait pris le nom de Rig lors du voyage qu'il effectua dans le monde des hommes afin d'y constituer les castes. Afi et Amma eurent un fils courageux nommé Karl dont sont issus les hommes libres.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Agner
(également Agnar)
Jeune prince, fils de Hraudung, qui en compagnie de son frère Geirröd se perdit au large puis fut recueilli par un paysan. Geirröd ayant reçu de ce dernier le conseil d'écarter son aîné du chemin du trône, Agner fut à nouveau rejeté à la mer par son frère avant de vivre de manière dissolue chez les géants.
(lire "Wotan et les princes Agner et Geirröd")

Agner
(également Agnar)
Fils de Geirröd et neveu du précédent. Son père ayant malmené Wotan qui s'était rendu incognito en son palais, Agner encore tout enfant fut le seul à s'émouvoir des tourments infligés au dieu auquel il apporta un peu d'eau. Pour le récompenser de sa bonté et châtier Geirröd de ses fautes, Wotan fit périr le second tandis que le premier accédait au trône pour inaugurer une longue période de prospérité.
(lire "Wotan et les princes Agner et Geirröd")

Ai ("l'arrière-grand-père")
Vieil homme, époux d'Edda, qui reçut la visite de Heimdall qui avait pris le nom de Rig lors du voyage qu'il effectua dans le monde des hommes afin d'y constituer les castes. Ai et Edda eurent un fils disgracieux nommé Thrall dont sont issus les esclaves.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Amma ("la grand-mère")
Épouse d'Afi qui reçut la visite de Heimdall qui avait pris le nom de Rig lors du voyage qu'il effectua dans le monde des hommes afin d'y constituer les castes. Afi et Amma eurent un fils courageux nommé Karl dont sont issus les hommes libres.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Andhrimnir ("celui qui est exposé à la suie")
Cuisinier d'une nature mal définie et non divine qui officie au Walhalla, la halle de Wotan, où il prépare les repas des einherjar en faisant cuire le porc Sährimnir dans le grand chaudron nommé Eldhrimnir.
(lire "Les halles")

Ask ("le chêne")
Premier homme qui naquit d'un tronc d'arbre auquel les Dieux insufflèrent la vie. Installé par eux sur les terres de Mannheim, il s'unit à Embla pour, de générations en générations, avoir une nombreuse descendance.
(lire "L'Ur-Welt")

Attila
(également Atli ou Etzel)
Roi des Huns qui épousa la veuve de Siegfried qui, suivant les versions, est soit Gutrune, soit Kriemhilde. Devenu sans s'en rendre compte l'instrument des desseins de vengeance de sa femme, il invita ses beaux-frères et leurs suites en son royaume du moyen Danube où ils trouvèrent la mort au terme de combats héroïques et meurtriers. Dans la version eddique des Nibelungen, Attila périt lors d'un banquet au terme duquel son épouse Gutrune met le feu au palais tandis que pour les textes rhénans, le roi des Huns constatant l'étendue de l'horreur suscitée par la vengeance de Kriemhilde met celle-ci à mort.
(lire "Rois barbares", "Les Nibelungen (version eddique - La détresse des Nibelungen)")

Aurvandil ("trace de lumière"; étymologie sujette à caution)
Époux de Groa qui était mort aux pays des géants et dont le corps fut ramené par Donner. Contraint de franchir les fleuves glacés appelés Élivagar, le dieu ne remarqua que trop tard que l'orteil d'Aurvandil avait été complètement gelé. Aussi le cassa-t-il et le lança-t-il dans les cieux afin qu'il y dispense la lumière. Le nom d'Aurvandil attesté dans diverses langues germaniques désignait ainsi l'étoile du matin, c'est-à-dire la planète Vénus qui brille particulièrement dans le ciel.
(lire "Le combat de Donner et Hrungnir")

Bersekers ("les peaux d'ours")
Chez les Germains, soldats ayant vraisemblablement absorbé des substances psychotropes et étant animés d'une telle fureur qu'ils en mordaient le bord de leur bouclier et se lançaient dans la bataille l'écume aux lèvres. Cette rage guerrière étant attribuée à l'intervention de Wotan, les bersekers comme les ulfhednar sont assimilables chez les humains aux einherjar, armée divine qui réside au Walhalla.

Beowulf
Prince gète qui parvint jusqu'au royaume de Hrothgar au Danemark, région vivant sous la terreur constante du warg Grendel et de sa mère. Ayant terrassé l'un et l'autre, il regagna ensuite son pays dont il devint roi avant de succomber dans son grand âge des suites d'une blessure infligée par un dragon.
(lire "Beowulf")

Bikki
Duc et membre de la Cour du roi Ermanaric. Il suggéra au prince Randver que la jeune Svanhilde dont ce dernier était venu demander la main pour son père serait une compagne bien mieux assortie à l'héritier qu'au souverain. Randver ayant trouvé ce projet fort à son goût, il fut dénoncé à Ermanaric par ce même Bikki.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La fin des Nibelungen)")

Bil ("la femme" ou "l'instant")
Fillette qui, s'étant rendue en compagnie de son frère Hjukin à la source de Byrgir, fut enlevée par Mani, l'aurige du char lunaire qui souffrait de solitude. Bil préside à la phase décroissante de la lune.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Billing ("le jumeau")
Roi des Ruthènes ou Russes qui donna son aval pour que Wotan fît la cour à sa fille Rind qui le dédaignait mais dont elle eut un fils, Vali. Borghild Épouse de Siegmund qui eut de lui deux fils dont Helgi. Son frère ayant été assassiné dans le cadre d'une rivalité amoureuse par Sinfjotli, elle projeta la mort de l'assassin qu'elle empoisonna. Elle fut dès lors répudiée.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Siegmund, Helgi et Sinfjotli)")

Chilpéric
(également Hjalprek ou Helfprich, Chilpéric étant la forme francisée)
Roi de Ty au Danemark pour lequel Regin exerça ses talents de forgeron et près duquel Hjordis trouva refuge pour enfanter de Siegfried d'après la version eddique des Nibelungen.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le tribut de la loutre, Le jeune Siegfried)")

Dag ("le jour")
Fils de Hoddbrodd qui vengea son père en tuant son assassin Helgi.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Siegmund, Helgi et Sinfjotli)")

Daug
Nom donné aux morts-vivants qui continuent à "vivre" dans les tertres funéraires et dont l'influence est essentiellement perçue de manière négative.

Edda ("l'arrière-grand-mère")
Vieille femme et épouse d'Ai qui reçut la visite de Heimdall qui avait pris le nom de Rig lors du voyage qu'il effectua dans le monde des hommes afin d'y constituer les castes. Ai et Edda eurent un fils disgracieux nommé Thrall dont sont issus les esclaves.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Einherjar ("ceux qui combattent seuls")
Légion de Wotan vivant au Walhalla et constituée par les soldats valeureux morts au combat. Au Walhalla, ils festoient et s'entraînent au maniement des armes, se préparant au grand combat devant se tenir lors du Crépuscule des Dieux au cours duquel tous mourront. Les einherjar sont les inspirateurs des bersekers.
(lire "Les halles", "Le Crépuscule des Dieux")

Embla ("l'orme")
Première femme qui naquit d'un tronc d'arbre auquel les Dieux insufflèrent la vie. Installée par eux sur les terres de Mannheim, elle s'unit à Ask pour, de générations en générations, avoir une nombreuse descendance.
(lire "L'Ur-Welt")

Erma
Épouse de Jarl, premier représentant de la caste supérieure des humains. Elle eut entre autres fils Kon dont le nom servit à désigner les rois dans les langues germaniques.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Ermanaric (également Jormunrek ou Ermrich; Ermanaric étant la version francisée)
Roi des Goths et père de Randver. D'après la version eddique des Nibelungen, il épousa dans son grand âge la jeune Svanhilde, fille de Siegfried et de Gutrune. Le duc Bikki ayant suscité la rivalité entre Ermanaric et son fils, le roi en vint à faire exécuter son héritier, ce dont il tint la venue de Svanhilde pour responsable, le poussant à faire piétiner son épouse par les chevaux de sa garde. Gutrune conçut alors le projet de se venger en envoyant ses trois fils Sorli, Hamdir et Erp pour châtier le roi des Goths. D'un point de vue purement historique, Ermanaric est le premier nom officiellement attesté d'un souverain des Goths, à l'époque où ceux-ci, après être partis de Suède et de Prusse, avaient créé un vaste État sur les rives de la mer Noire. Le royaume fut détruit lors des invasions huniques, mais le nom du souverain demeura et fut souvent réemployé par la suite dans les récits héroïques. Les textes de l'Edda n'associent cependant pas formellement leur Ermanaric au royaume des Goths, lien néanmoins établi ici afin de mettre en avant l'importance du personnage historique dans l'univers mythique qui s'en est inspiré.
(lire "Peuples antiques", "Les Nibelungen (version eddique - La fin des Nibelungen)")

Erp
Frère de Sorli et de Hamdir, fils cadet et préféré de Gutrune et de son troisième époux, le roi Jonak. Le roi des Goths Ermanaric ayant fait assassiner sa demi-sœur Svanhilde, Erp fut dépêché en compagnie de ses frères afin de venger ce meurtre. Mais Sorli et Hamdir détestaient leur frère qui était plus intelligent qu'eux et plus aimé de leur mère, de sorte qu'ils le tuèrent sans se rendre compte qu'au-delà de l'horreur de cet acte, un tel crime les privait d'un bras qui leur aurait été bien utile dans le palais d'Ermanaric.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La fin des Nibelungen)")

Eylimi
Roi et père de Hjordis, dernière épouse de Siegmund.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Siegmund, Helgi et Sinfjotli)")

Fafner ("celui qui enlace")
(également Fafnir)
Fils de Hreidmar et frère d'Otter et de Regin. Il assassina son père pour s'emparer du trésor que les Dieux avaient volé au nain Alberich et remis à Hreidmar en compensation de la mort accidentelle d'Otter. Il se métamorphosa ensuite en dragon, gagna le plateau de Gnitaheid et veilla jalousement sur son or jusqu'à ce que Siegfried le tuât en bénéficiant des conseils judicieux d'un inconnu n'étant autre que Wotan.
Le thème de la rivalité entre frères, du meurtre et de la métamorphose du dragon a été intégralement incorporé dans la vision wagnérienne du mythe qui a fait évoluer ce personnage vers le statut de géant.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le tribut de la loutre, Le jeune Siegfried)", "Les Nibelungen (version wagnérienne - L'or du Rhin, Siegfried)")

Fjolnir ("l'abondance")
Roi suédois résidant à Uppsala qui vendit à Frodi de Gothie les deux géantes devant moudre l'or et les vertus. Il serait le fils de Froh et de Gerda.
(lire "La farine de Frodi")

Friedleif
(également Fridleif)
Fils de Skjold, petit-fils de Wotan et roi de Gothie ayant eu pour fils le célèbre Frodi.
(lire "La farine de Frodi")

Frithiof
Personnage héroïque récent dont la saga fut l'œuvre du poète suédois Esaias Tegner qui, vers 1820, dépeignit les aventures et amours contrariées du Viking Frithiof et de la belle princesse Ingeborg.

Frodi ("la longue paix")
Arrière-petit-fils de Wotan, petit-fils de Skjold et fils de Friedleif. Il incarne l'image d'un monarque pacifique et bienveillant. Ayant acquis après du souverain voisin Fjolnir deux géantes particulièrement robustes, Fenja et Menja, il projeta de les employer à moudre l'or et les vertus devant accroître le bien-être de ses sujets. Mais peu après, le roi fut tué par des pirates écossais dirigés par Mysing. Frodi au travers de l'expression "farine de Frodi" qui désigne l'or fournit l'un des kenningar les plus célèbres de la poésie scaldique.
(lire "La faine de Frodi")

Geirröd ("celui qui protège contre les lances")
Jeune prince, fils de Hraudung, qui en compagnie de son frère Agner se perdit au large puis fut recueilli par un paysan. Ayant reçu de ce dernier le conseil d'écarter son aîné du chemin du trône, Geirröd rejeta son frère à la mer dès qu'il revint en son royaume dont il accapara la couronne. Ayant malmené Wotan qui avait parié avec Fricka qu'il serait bien reçu dans son palais, Geirröd fut châtié en s'empalant sur sa propre épée alors que son fils qui avait fait montre de compassion pour le dieu lui succéda sur le trône. Geirröd ne doit pas être confondu avec le géant homonyme.
(lire "Wotan et les princes Agner et Geirröd")

Gibich, Gibichungen (les)
(également Gjukin, Gjukingar)
Souverain régnant sur la région du Rhin. Il apparaît dans la légende des Nibelungen, mais de manière très variable. Quand il est mentionné, il est l'époux de Kriemhilde et le père de Gunther. Dans la version eddique, il est en outre celui de Hagen, de Guthorm et de Gutrune.
Chez Wagner, Gibich permet la formation d'un nom de lignage, les Gibichungen, évitant ainsi toute confusion avec le terme Nibelungen qui désigne en fonction des cas la dynastie rhénane ou le peuple des nains qui accumula les richesses dont Siegfried se saisit. Ces termes Gibich et Gibichungen sont respectivement les équivalents allemands des termes scandinaves Gjukin et Gjukingar.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La mort de Siegfried)", "Les Nibelungen (version wagnérienne - Le Crépuscule des Dieux)")

Glem ("la trouée dans les nuages" ou "le brillant")
(également Glen)
Époux de Sol et gendre de Mundilfari, Glem n'eut guère l'occasion de profiter de la présence de son épouse qui, pour punir la présomption de son père, fut placée à la tête du char solaire pour guider sa course.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Groa ("celle qui grandit" ou "celle qui guérit")
Mère de Svipdrag et prophétesse versée dans l'art de la magie, elle tenta d'extraire l'éclat de pierre à aiguiser que Donner avait reçu au front en combattant Hrungnir. Voulant remercier de son aide la guérisseuse qui n'avait pas terminé son office, le dieu lui donna des nouvelles d'Aurvandil, son époux trépassé, ce qui lui fit perdre le fil de ses incantations, un morceau de pierre restant fiché à jamais dans le crâne de Donner.
(lire "Le combat de Donner et Hrungnir")

Gutrune ("la bonne rune")
D'après la version eddique des Nibelungen, fille de Gibich et de Kriemhilde. Sœur de Gunther, de Hagen et de Guthorm, elle put épouser Siegfried abusé par le charme d'un philtre. Par l'enchaînement de ses actes, Gutrune précipita les événements, condamnant sa lignée à la malédiction de l'anneau d'Alberich et provoquant la mort de ses frères, maris et enfants. Gutrune épousa en deuxième noce le roi des Huns Attila et en troisième, le roi Jonak.
Il est amusant de noter à quel point Gutrune ne joue qu'un rôle périphérique et falot dans Le Crépuscule des Dieux de Richard Wagner alors que les versions eddiques en font l'un des protagonistes les plus actifs et les plus noirs de la terrible saga, dépassant en ruse et en cruauté les plus sinistres personnages qui se puissent imaginer, devenant une sorte d'être voué à la fois à vivre le malheur et à le propager en une course effrénée vers l'autodestruction.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La mort de Siegfried, La détresse des Nibelungen, La fin des Nibelungen)", "Les Nibelungen (version wagnérienne - Le Crépuscule des Dieux)")

Gunther
(également Gunnar)
D'après la version eddique des Nibelungen, fils de Gibich et de Kriemhilde et frère de Hagen, de Guthorm et de Gutrune. La version rhénane fait de Gunther l'un des trois rois burgondes, fils de Ute et frère de Gernot, de Giselher et de Kriemhilde. Motivé par la concupiscence, Gunther désirait plus que tout faire main basse sur le trésor de Siegfried. Victime de la malédiction d'Alberich, Gunther fut pris au piège par son beau-frère Attila, roi des Huns. Avant de tomber dans ce traquenard, Gunther et Hagen avaient pris soin de plonger le trésor dans les eaux du Rhin où il se trouve toujours.
Au travers de l'opéra Le Crépuscule des Dieux, Gunther est présenté comme un personnage finalement faible et seulement concupiscent qui se laisse manipuler par un demi-frère qui lui est supérieurement intelligent, Hagen.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La mort de Siegfried, La détresse des Nibelungen)", "Les Nibelungen (version wagnérienne - Le Crépuscule des Dieux)")

Guthorm
Dans la version eddique des Nibelungen, fils de Gibich et de Kriemhilde, frère cadet de Gunther, de Hagen et de Gutrune. Il se laisse manipuler par ses aînés qui le chargent de tuer Siegfried afin de s'emparer du fabuleux trésor que le grand héros a arraché au dragon Fafner. S'avançant pour frapper Siegfried dans son sommeil, Guthorm planta sa lance dans le dos du héros qui, dans un suprême effort, saisit son épée et la ficha dans le dos de son beau-frère qui s'enfuyait.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La mort de Siegfried)")

Gylfi
Roi de Suède ayant tant goûté la compagnie de la déesse Gefinn qui avait dissimulé sa véritable identité qu'il lui proposa toutes les terres qu'elle pourrait labourer en un jour. Dans son Edda en prose et plus particulièrement dans la Mystification de Gylfi, ce roi servit de personnage à Snorri Sturluson afin de lui faire jouer le rôle du candide enseigné de tout le savoir mythologique par les Dieux.
(lire "La ruse de Gefinn")

Hagen
(également Hagen de Troneje ou Hogni)
Dans la version eddique des Nibelungen, fils de Gibich et de Kriemhilde, frère de Gunther, de Guthorm et de Gutrune. La version rhénane fait de lui un noble, puissant seigneur de Troneje et conseiller du triumvirat royal Gunther-Gernot-Giselher auquel il n'est attaché par aucun lien de parenté directe. Il participa activement au complot contre Siegfried que, dans la version rhénane, il tue d'un coup de lance dans le dos. Ayant caché le trésor du héros au fond du Rhin, il partit en compagnie de Gunther pour le palais d'Attila où, pris au piège, il périt avec l'ensemble de la suite royale.
La version wagnérienne octroie un rôle très important à Hagen, ici fils de Kriemhilde et du nain Alberich qui avait lancé la malédiction sur l'or que les Dieux lui avaient ravi. Éminence grise de Gunther, personnage complexe d'une redoutable intelligence, double noir de Siegfried, il est l'artisan du complot contre ce dernier.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La mort de Siegfried, La détresse des Nibelungen)", "Les Nibelungen (version wagnérienne - Le Crépuscule des Dieux)")

Hagen
Souverain d'une terre aux confins de la mer du Nord et de l'Allemagne dont les terres furent pillées par le Norvégien Hedin. Pourchassant ce dernier qui avait enlevé sa fille Hild, Hagen finit par le rattraper au large de l'Écosse où ils se livrèrent depuis un combat dont les victimes changées en pierre reprenaient vie le matin.
(lire "Les Hjadningen")

Hamdir
Frère de Sorli et d'Erp, fils de Gutrune et de son troisième époux, le roi Jonak. Le roi des Goths Ermanaric ayant fait assassiner sa demi-sœur Svanhilde, Hamdir fut dépêché en compagnie de ses frères afin de venger ce meurtre. Hamdir et Sorli ayant tué Erp qu'ils ne supportaient pas, ils se trouvèrent pris au dépourvu quand ils durent accomplir leur tâche et furent lapidés par les gardes d'Ermanaric.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La fin des Nibelungen)")

Hedin
Roi norvégien qui mena une incursion sur les terres de Hagen. Tombé amoureux de la fille de celui-ci, il l'emmena, mais fut finalement rejoint par Hagen dans les Orcades où leurs armées respectives se livrèrent depuis un combat éternel, les morts changés en pierre reprenant vie à l'aube.
(lire "Les Hjadningen")

Helgi
Fils de Siegmund et de Borghild. Très proche de son demi-frère et cousin Sinfjotli, il mena une vie aventureuse et guerrière. Ayant tué le roi Hunding, il fut poussé par la Walkyrie Siegrune à tuer Hoddbrodd que celle-ci ne voulait pas épouser. S'étant uni à Siegrune, il fut tué par Dag, l'un des fils de Hoddbrodd.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Siegmund, Helgi et Sinfjotli)")

Hild ("le combat")
Fille du roi Hagen qui fut enlevée lors d'une razzia par le Norvégien Hedin tombé sous son charme. Hild tenta sans succès une transaction pour éviter la guerre qui dura éternellement depuis ce temps, Hild usant de magie afin que les guerriers morts fussent changés en pierre et reprissent vie au petit matin.
(lire "Les Hjadningen")

Hjadningen ("Hedin et les siens")
(également Hjadningar)
Terme dérivé du nom du roi norvégien Hedin qui enleva la fille de Hagen avec lequel il se bat éternellement depuis, les guerriers morts reprenant vie à l'aube. Ce nom fournit à la poésie scaldique le kenning "tempête des Hjadningen" servant à désigner la bataille. Le récit des Hjadningen est une allusion claire au thème récurrent de la guerre éternelle.
(lire "Les Hjadningen")

Hjordis
D'après la version eddique des Nibelungen, fille du roi Eylimi et dernière épouse de Siegmund. Elle avait également été convoitée par Lyngvi qui était le fils de Hunding que Helgi, autre fils de Siegmund avait assassiné. Son époux ayant perdu la guerre qui en découla, Hjordis s'enfuit et trouva refuge chez Chilpéric au Danemark où elle enfanta de Siegfried.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Siegmund, Helgi et Sinfjotli)")

Hjukin ("le convalescent")
(également Hjuki)
Garçon qui, s'étant rendu en compagnie de sa sœur Bil à la source de Byrgir, fut enlevé par Mani, l'aurige du char lunaire qui souffrait de solitude. Hjuki préside à la phase croissante de la lune.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Hoddbrodd
Prince faible que la Walkyrie Siegrune était contrainte d'épouser. S'y refusant, elle poussa Helgi à le tuer, mais Hoddbrodd fut vengé par son fils Dag.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Siegmund, Helgi et Sinfjotli)")

Hreidmar
Fermier très versé en magie qui avait trois fils, Otter, Fafner et Regin. Quand les Dieux tuèrent son fils Otter changé en loutre, il exigea que l'on remplît puis recouvrît sa dépouille d'or, lequel fut dérobé pour la cause au nain Alberich qui lança sa malédiction sur quiconque toucherait le trésor. Première victime de l'anneau, il fut en effet assassiné par ses deux fils avec lesquels il refusa de partager l'or.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le tribut de la loutre)")

Hraudung ("le destructeur" ou "celui qui est équipé"; étymologie sujette à caution)
Roi ayant deux fils nommés Agner et Geirröd qui disparurent en mer et que l'on crut morts. Hraudung trépassa sans savoir que ses fils avaient survécu, Geirröd étant en outre revenu afin de lui succéder.
(lire "Wotan et les princes Agner et Geirröd")

Hrothgar
Souverain d'un royaume danois terrorisé par le monstre Grendel, il dut le salut de son peuple à l'intervention du héros Beowulf qui éradiqua la menace.
(lire "Beowulf")

Ingeborg
Personnage récent créé par le poète suédois Esaias Tegner au début du XIXe siècle pour son œuvre principale Frithiof. Elle est l'objet de l'amour passionné que lui voue le héros viking Frithiof. Promise par ses frères à un vieux chef, elle dut attendre la mort de ce dernier et le retour de voyage de son aimé pour enfin s'unir à lui.

Jarl ("le guerrier", "le prince")
Fils superbe et intelligent de Vater et Mutter qui naquit suite à la visite que fit Heimdall dans le monde des hommes afin d'y organiser les castes. Les descendants qu'il eut avec Erma formèrent le groupe des chefs, des nobles et des souverains. Ayant acquis le savoir et mettant son intelligence au service du bien de tous, il distribua la terre aux hommes libres et incarna l'institution monarchique. L'un de ses fils se nommait Kon, terme dont sont issus les mots germaniques pour désigner les rois. Quant à Jarl, son nom est passé dans les langues scandinaves pour désigner les nobles.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Jonak
Souverain d'un royaume danubien proche du pays des Huns qui, d'après la version eddique des Nibelungen, fut le troisième époux de Gutrune, veuve de Siegfried. De cette union naquirent trois fils nommés Sorli, Hamdir et Erp qui furent par leur mère les derniers représentants du sang des Nibelungen.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La fin des Nibelungen)")

Karl ("l'homme", "le paysan")
Fils courageux d'Afi et Amma qui naquit suite à la visite que fit Heimdall dans le monde des hommes afin d'y organiser les castes. Les descendants qu'il eut avec Snor formèrent le groupe des hommes libres qui reçurent la terre de mains des rois.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Kon ("le rejeton")
Fils de Jarl et d'Erma, son nom est associé au mot germanique désignant les rois (cf. König all., king angl.).
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Kriemhilde
(également Grimhild)
D'après la version eddique des Nibelungen, épouse de Gibich auquel elle donna pour enfants Gunther, Hagen, Guthorm et une fille, Gutrune. Très versée dans l'art de la magie, elle drogua Siegfried pour lui faire épouser Gutrune. Kriemhilde dans la version rhénane est la fille de Ute et la sœur des rois Gunther, Gernot et Giselher. Épouse de Siegfried, elle souffrit tant de l'assassinat de son époux qu'elle projeta une redoutable vengeance qui donna son titre à la deuxième partie du grand poème médiéval.
Le personnage de Kriemhilde n'est que mentionné pour information et ne joue aucun rôle actif dans l'opéra de Wagner Le Crépuscule des Dieux, version dans laquelle on apprend qu'elle coucha avec le nain Alberich pour donner naissance à Hagen, instrument de la vengeance de son père et dès lors simple demi-frère de Gunther dont il est l'éminence grise.
(lire Les Nibelungen (version eddique - La mort de Siegfried), "Les Nibelungen (version wagnérienne - Le Crépuscule des Dieux)")

Kvasir
Être d'une grande sagesse issu de la salive des Dieux quand ces derniers, afin de sceller la paix entre Ases et Vanes, crachèrent ensemble dans le récipient Son en guise de serment, habitude conservée pour jurer sa bonne foi. Kvasir parcourt le monde pour offrir son savoir, mais fut assassiné par les nains Galar et Fjalar pour que son sang mêlé à de l'hydromel conférât le don de poésie à qui le buvait.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le tribut de la loutre)", "Le sang de Kvasir")

Lif ("la vie")
Homme discret caché dans les frondaisons du frêne universel, Yggdrasil. Il trouvera refuge dans le bois de Hoddmime au moment où les forces cosmiques se déchaîneront durant le Crépuscule des Dieux. Se nourrissant de rosée, voyant apparaître un nouveau soleil, il vivra sur une terre verte surgissant des eaux, monde régénéré qu'il repeuplera grâce aux enfants qu'il aura de sa compagne Lifthrasir.
(lire "Yggdrasil", "Le Crépuscule des Dieux")

Lifthrasir ("la persistance de la vie")
Épouse de Lif qui vit en sa compagnie dans le feuillage de l'arbre cosmique Yggdrasil. Survivant avec son époux à la destruction du monde, elle s'installera sur la terre régénérée surgissant des eaux pour y donner naissance à une nouvelle race humaine.
(lire "Yggdrasil", "Le Crépuscule des Dieux')")

Loddfafner
Simple mortel estimé des Dieux qui avait acquis connaissance et sagesse au puits d'Urd, là où se réunissaient les Dieux, où demeuraient les Nornes et où vivaient les cygnes sacrés. Dépositaire de ce bien précieux, il était chargé d'en faire profiter les hommes. Lyngvi Fils du roi Hunding et prétendant malheureux de Hjordis qui épousa Siegmund. Cet affront s'ajouta au fait que Helgi, fils que Siegmund avait eu d'un précédent mariage, avait assassiné Hunding, entraînant une guerre dont Lyngvi sortit vainqueur.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Siegmund, Helgi et Sinfjotli)")

Mani ("la lune")
Fils superbe de Mundilfari et frère de Sol. Les Dieux outrés de la présomption du père qui avait nommé son fils comme l'astre nocturne décidèrent de punir la vanité du père en faisant de Mani l'aurige du char qui traverse le ciel en portant la lune tout au long de son cours. Se sentant seul, Mani enleva à son tour deux enfants, Bil et Hjukin afin qu'ils lui tinssent compagnie. C'est du nom de Mani que proviennent les mots désignant dans les langues germaniques le lundi (cf. Montag all., monday angl.).
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Mundilfari ("celui qui conduit le temps" ou "celui qui se déplace à heures fixes")
Humain si fier de la beauté de ses enfants qu'il nomma son fils Mani (lune) et sa fille Sol (soleil). Courroucés par cette prétention, les Dieux les firent enlever pour qu'ils conduisent respectivement les chars des astres nocturne et diurne.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Mutter ("la mère")
(également Modir)
Épouse de Vater ayant reçu la visite de Heimdall qui avait pris le nom de Rig lors du voyage qu'il effectua dans le monde des hommes afin d'y constituer les castes. Vater et Mutter eurent un fils d'une grande beauté et d'une rare intelligence nommé Jarl dont sont issus les chefs, les nobles et les souverains.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Mysing
Chef d'un groupe de pirates originaire des Orcades, dans le nord de l'Écosse. Il débarqua en Gothie, tua le roi Frodi et tenta de ramener avec lui les meules du moulin de Grotti. Ayant exigé que l'on moulût du sel, il rembarqua pour son pays, mais son navire sombra, rendant ainsi la mer salée.
(lire "La farine de Frodi")

Nibelung (le), Nibelungen (les)
Le terme Nibelungen recouvre des réalités bien différentes. D'après l'Edda et les textes rhénans, les Nibelungen sont une lignée de souverains ayant régné sur le Rhin, comptant parmi eux Gunther, Kriemhilde et parfois Hagen. Mais la version rhénane de la légende appelle également Nibelungen les nains qui vivaient sous terre et qui sous la conduite d'Alberich avaient amassé un prodigieux trésor que Siegfried s'appropria. L'ambiguïté a été tranchée par Richard Wagner au travers de son œuvre dans laquelle Nibelungen, vocable évoquant l'idée de brume et donc de monde tellurique, désigne exclusivement le peuple de nains d'Alberich, la lignée des souverains du Rhin recevant pour sa part le nom de Gibichungen, terme également attesté.
(lire "Les Nibelungen (version eddique)", "'Les Nibelungen (version wagnérienne)")

Nidung
(également Nidud) Cruel roi scandinave qui fit enlever, mutiler et séquestrer le forgeron Wieland afin de s'assurer qu'il ne travaillerait plus que pour lui. Wieland se vengea en tua ses fils et en s'enfuyant de l'île où Nidung l'avait fait serrer.
(lire "Wieland le forgeron")

Ottar
Guerrier ayant réalisé un si bel autel pour Freia et lui offrant de si magnifiques sacrifices qu'il fut emmené par la déesse de l'amour vers le monde des Dieux pour y devenir son amant qu'elle changea en sanglier, les humains ne pouvant normalement s'y rendre de leur vivant. Certaines sources en font un descendant de Siegfried.

Otter ("la loutre")
(également Otr)
D'après les textes eddiques, fils de Hreidmar, frère de Fafner et de Regin. Il usait d'un pouvoir magique afin de prendre l'apparence d'une loutre. Un jour que les Dieux vinrent à Mannheim, Loge le tua, si bien que les Ases durent payer une lourde compensation à la famille du défunt, à savoir remplir puis couvrir d'or la peau de l'animal. La mort de la loutre est le point de départ de la saga des Nibelungen.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le tribut de la loutre)")

Randver
Prince des Goths et fils d'Ermanaric. Quand Randver ramena en son pays la jeune Svanhilde promise à son père, le duc Bikki lui suggéra qu'il serait un époux bien plus approprié. Séduit par l'idée, Randver fut dénoncé par ce même Bikki et exécuté sur ordre de son propre père pour avoir forfait à l'honneur. Néanmoins, juste avant de mourir, Randver accomplit un geste symbolique qui conduisit Ermanaric à comprendre qu'un royaume sans héritier était promis à la disparition.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La fin des Nibelungen)")

Regin
D'après les textes eddiques, fils de Hreidmar, frère d'Otr et de Fafner. Il tua son père pour s'approprier l'or versé par les Dieux en compensation de la mort d'Otter mais fut devancé par Fafner. Guide sournois de Siegfried, Regin escomptait utiliser le jeune homme pour récupérer l'or. Il fut cependant démasqué et tué par le célèbre héros.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le tribut de la loutre, Le jeune Siegfried)")

Rind
Personnage présenté soit comme une Ase, soit comme une princesse, fille du roi des Ruthènes ou Russes. Elle dédaigna les avances de Wotan pour finalement lui céder sous la contrainte et lui donner un fils, Vali, qui étant devenu adulte en trois jours tua Hoder, vengeant ainsi le meurtre involontaire de Balder.

Roskva ("la vaillante")
Fille d'un paisible fermier et sœur de Thjalfi. Elle devint la servante fidèle de Donner, tout comme son frère après que ce dernier eut brisé la patte de l'un des boucs qui tiraient le char du dieu du tonnerre.
(lire "Donner, Thjalfi et Roskva")

Skjold
Fils humain de Wotan, fondateur de la dynastie des Skjoldungar qui régna aux IVe et Ve siècles sur la Gothie. Les successeurs de Skjold furent Friedleif et après lui le célèbre roi Frodi.
(lire "La farine de Frodi")

Siegfried ("la paix victorieuse")
(également Sigurd)
Le plus célèbre des héros germaniques. D'après la version eddique des Nibelungen, fils de Siegmund et de Hjordis. Instruit et guidé par Regin qui convoitait l'or du dragon Fafner, Siegfried tua et le reptile, et son mentor. Ayant juré sa foi à la Walkyrie Brünnhilde, le héros atteignit le palais des Nibelungen où il fut victime d'une sombre machination qui entraîna sa mort sous les coups de Guthorm. Siegfried dans la version rhénane est fils de Siegmund et de Sieglinde qui régnèrent sur une région en aval du pays burgonde et dont la capitale était Xanten. Victime du piège tendu par les Nibelungen, il fut assassiné par Hagen d'une lance dans le dos. Y compris pour les personnes peu averties en mythologie germanique, Siegfried est l'archétype du héros sans peur.
Dénué de tout vil sentiment et épris de liberté, il ne pouvait que devenir un personnage digne d'inspirer une grande œuvre, ce que fit Richard Wagner en écrivant La mort de Siegfried qui fut rebaptisée par la suite Le Crépuscule des Dieux. Puis vint Le jeune Siegfried dont l'action se situait antérieurement et qui s'appela finalement Siegfried et prit place au cœur de la tétralogie wagnérienne. Richard Wagner a assez bien respecté la trame - variable - de la vie de Siegfried tout en insistant sur la fatalité dont le héros est victime. En réalité, l'apport de Wagner au mythe de Siegfried réside essentiellement dans l'importante place occupée par Wotan, grand-père du héros dans l'œuvre lyrique, place qui traduit un déplacement du centre d'intérêt du jeune homme vers le chef des Dieux.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le jeune Siegfried, La mort de Siegfried)", "Les Nibelungen (version wagnérienne - Siegfried, Le Crépuscule des Dieux)")

Sieglinde
(également Signy)
D'après la version eddique des Nibelungen, fille de Wälse, souverain d'un royaume sur le Danube, épouse du roi goth Siggeir. Sieglinde sauva de justesse son frère Siegmund de la mort que lui réservait Siggeir suite à un différend au sujet d'une épée fichée dans un tronc par Wotan. Siggeir ayant néanmoins fait tuer tout le reste de la famille de son épouse, celle-ci projeta sa vengeance en mettant en œuvre tous les moyens possibles et imaginables et enfanta de Sinfjotli, fils de son frère qu'elle séduisit à son insu en usant d'un charme. Dans la version rhénane, Sieglinde est la mère de Siegfried, l'épouse de Siegmund et la souveraine de Xanten.
Sieglinde, tout comme son frère Siegmund, fait partie de l'opéra La Walkyrie où elle ne joue qu'un rôle assez effacé et où elle ne revêt d'importance que par le fait qu'elle porte un enfant : Siegfried. On notera aussi l'extraction divine de Sieglinde, fille de Wotan et d'une humaine.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le destin des Wälsungen)", "Les Nibelungen (version wagnérienne - La Walkyrie)")

Siegmund
D'après la version eddique des Nibelungen, fils de Wälse, souverain d'un royaume sur le Danube. Siegmund avait arraché du tronc d'un arbre une épée fichée là par Wotan et que convoitait son beau-frère le roi goth Siggeir. Donnés comme proie à une terrible louve, les fils de Wälse furent dévorés, excepté Siegmund que sa sœur Sieglinde destinait à venger sa lignée. Victime d'un charme, il conçut avec elle un fils, Sinfjotli. Par la suite, Siegmund épousa Borghild qui assassina Sinfjotli. Siegmund mourut au cours d'une bataille contre un souverain voisin, mais son épouse Hjordis portait en elle un dernier enfant : Siegfried, le plus célèbre des héros germaniques. Dans les textes rhénans, Siegmund, roi de Xanten, est l'époux de Sieglinde avec laquelle il a un fils nommé Siegfried.
Tout comme Siegfried, Siegmund a été naturellement intégré dans l'œuvre wagnérienne. Si la destinée de Siegfried demeure assez semblable entre les sources anciennes et la Tétralogie de Wagner, le personnage de Siegmund a pour sa part subi un remodelage beaucoup plus important afin d'accroître la cohérence des récits épars de la légende des Nibelungen et d'adapter leur trame à la forme de l'opéra romantique. Ainsi, Siegmund n'est pas, chez Wagner, un fils de roi, mais bel et bien le fils de Wotan lui-même et d'une humaine, né pour créer une race nouvelle capable de restaurer l'équilibre de l'univers.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le destin des Wälsungen)", "Les Nibelungen (version wagnérienne - La Walkyrie)")

Siegmund (le jeune)
D'après la version eddique des Nibelungen, fils que Siegfried eut de Gutrune et frère de Svanhilde. Siegmund, encore enfant, fut exécuté la même nuit que son père.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La mort de Siegfried)")

Siggeir
D'après la version eddique des Nibelungen, roi des Goths qui épousa Sieglinde, fille de Wälse. Convoitant une épée que Wotan avait fichée dans un tronc d'arbre et que seul Siegmund, son beau-frère, put arracher, il tendit un piège à la lignée de Wälse qu'il extermina, à l'exception de Siegmund. Siggeir fut victime de la vengeance projetée par Sieglinde.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le destin des Wälsungen)")

Sinfjotli
Fils incestueux que Sieglinde conçut avec son frère Siegmund à l'insu de celui-ci. Destiné à venger le massacre des Wälsungen par Siggeir, il mena une vie aventureuse et guerrière. Épris d'une jeune fille que convoitait le frère de Borghild, nouvelle épouse de Siegmund, il tua son rival avant de lui-même être victime de la vengeance de Borghild.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le destin des Wälsungen, Siegmund, Helgi et Sinfjotli)")

Skirnir ("l'homme de l'hiver" ou "celui qui protège"; étymologie sujette à caution)
Serviteur de Froh, il fut dépêché au pays des géants afin de demander la main de Gerda. Face aux refus de celle-ci, il dut la menacer de malédiction afin de l'amener à consentir. Skirnir fut récompensé de ses bons offices en recevant le cheval de son maître ainsi que son épée, laquelle allait bien manquer à Froh lors du Crépuscule des Dieux
(lire "L'amour de Froh")

Snor ("la bru")
Épouse de Karl ayant eu une nombreuse descendance qui forma l'ensemble des hommes libres.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Sol ("le soleil")
Fille superbe de Mundilfari et sœur de Mani. Les Dieux outrés de la présomption du père qui avait nommé sa fille comme l'astre diurne décidèrent de punir la vanité du père en faisant de Sol l'aurige du char qui, tiré par les chevaux Arvak et Alsvid, traverse le ciel en portant le soleil tout au long de son cours. C'est du nom de Mani que proviennent les mots désignant dans les langues germaniques le dimanche (cf. Sonntag all., sunday angl.).
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Solbjar
Père de Svipdag qu'il eut avec Groa la prophétesse.

Sorli
Frère de Hamdir et d'Erp, fils de Gutrune et de son troisième époux, le roi Jonak. Le roi des Goths Ermanaric ayant fait assassiner sa demi-sœur Svanhilde, Sorli fut dépêché en compagnie de ses frères afin de venger ce meurtre. Sorli et Hamdir ayant tué Erp qu'ils ne supportaient pas, ils se trouvèrent pris au dépourvu quand ils durent accomplir leur tâche et furent lapidés par les gardes d'Ermanaric.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La fin des Nibelungen)")

Svanhilde
D'après la version eddique des Nibelungen, fille de Siegfried et de Gutrune, sœur de Siegmund le jeune et épouse du vieux roi Ermanaric. Le duc Bikki ayant fait croire au roi que le prince héritier Randver convoitait la jeune femme, Ermanaric fit exécuter son fils, ce dont il tint Svanhilde pour moralement responsable, allant finalement jusqu'à la faire piétiner par les chevaux de sa garde. Le meurtre de Svanhilde fut vengé par ses demi-frères Sorli, Hamdir et Erp.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - La fin des Nibelungen)")

Svipdag ("le jour qui point subitement")
Fils de Solbjar et de la prophétesse Groa, il exhuma le corps de cette dernière afin de recueillir de sa bouche la sagesse ainsi que le moyen de se conquérir la femme dont il était tombé amoureux. Svipdag semblerait également être l'ancêtre mythique du peuple des Suèves dont il partage l'étymologie.
(lire "Le combat de Donner et Hrungnir")

Thjalfi ("celui qui encercle"; étymologie sujette à caution)
Fils d'un fermier et frère de Roskva. Il commit le crime de briser l'os d'un des boucs Tanngnjost et Tanngrisnir qui tiraient le char de Donner alors que le dieu avait offert la viande des animaux à condition que l'on ne prélevât que la chair. Pour payer sa faute, Thjalfi en compagnie de sa sœur devinrent les serviteurs de Donner avec lequel ils connurent de nombreuses aventures.
(lire "Donner, Thjalfi et Roskva", "Donner et Skrymir", "Donner et Utgardaloki"), "Le combat de Donner et Hrungnir")

Thir ("la servante")
Épouse de Thrall qui conçut avec lui une descendance correspondant à la race des esclaves.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Thrall ("l'esclave")
Fils disgracieux d'Ai et Edda qui naquit suite à la visite que fit Heimdall dans le monde des hommes afin d'y organiser les castes. Les descendants qu'il eut avec Thir formèrent le groupe des esclaves.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Ulfhednar ("les guerriers habillés de peaux de loup")
Dans la lignée des Bersekers, caste particulière de guerriers cultuels spécialement voués à Wotan, rappelant leur dévotion par le port d'une peau de loup qui est l'un des animaux associés au Père des batailles.

Vater ("le père")
Époux de Mutter ayant reçu la visite de Heimdall qui avait pris le nom de Rig lors du voyage qu'il effectua dans le monde des hommes afin d'y constituer les castes. Vater et Mutter eurent un fils d'une grande beauté et d'une rare intelligence nommé Jarl dont sont issus les chefs, les nobles et les souverains.
(lire "Les premiers actes des Dieux")

Vidfinn ("celui qui trouve")
Père de Bil et de Hjukin.

Völva ("celle qui porte une baguette")
Terme servant à désigner les femmes douées du don de prophétie, d'où le nom d'un célèbre poème eddique, dit Völuspa, soit Prédiction de la prophétesse qui est une source mythologique incontournable. L'évocation de la baguette pourrait être une allusion aux plaquettes de bois gravés de runes dont se servaient ces prophétesses.

Wälse
D'après la version eddique des Nibelungen, souverain d'un royaume germanique danubien et père de dix fils. Il maria sa fille unique Sieglinde au roi des Goths Siggeir. Suite à un différend entre ce dernier et l'un des fils de Wälse, le roi des Goths tendit un piège à sa belle-famille, Wälse trouvant la mort à cette occasion ainsi que tous ses fils, à l'exception de Siegmund qui vengea les siens.
Richard Wagner dans La Walkyrie procède comme bien souvent à un remaniement nécessaire afin d'accroître la portée cosmologique de son œuvre L'anneau du Nibelung et identifie dès lors Wälse à une incarnation terrestre de Wotan qui est contraint à ce subterfuge pour engendrer une race de héros libres des traités qu'il a conclus. Wotan est ici identifié également au loup, d'où le terme de Wölfing pour désigner également les Wälsungen, par opposition à ses ennemis incarnés par Hunding, nom où l'on reconnaît la racine allemande Hund, le chien.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le destin des Wälsungen)", "Les Nibelungen (version wagnérienne - La Walkyrie)")

Wälsungen (les)
Lignée descendant du roi Wälse et comprenant en son sein de nombreux personnages de la saga des Nibelungen, comme Siegmund et Sieglinde, Sinfjotli, Helgi et surtout Siegfried, le grand héros germanique. Victime d'intrigues, la lignée serait maintenant éteinte.
Chez Wagner, Wälse étant une incarnation terrestre de Wotan, les Wälsungen apparaissent comme une lignée à moitié divine chargée d'accomplir les actes interdits au dieu lui-même en raison de la loi qu'il a instaurée et qui l'entrave dans le rétablissement de l'équilibre du monde.
(lire "Les Nibelungen (version eddique - Le destin des Wälsungen)", "Les Nibelungen (version wagnérienne - La Walkyrie")

Warg
Terme désignant les hommes qui, ayant commis un acte infamant, étaient proscrits de la communauté, obligés de vivre seuls dans les forêts pour n'être plus reconnus comme des êtres humains, d'où l'absence d'homicide quand quiconque tuait l'un d'entre eux.

Wieland
(également Weilund, Wayland ou Volund) Fameux forgeron qui s'était acquis par ruse une épouse qu'il ne sut garder. Séquestré par le roi scandinave Nidung qui voulait seul profiter de son grand art, Wieland dont on avait tranché les tendons afin qu'il ne s'enfuît pas se vengea en tuant les fils du roi et en s'envolant de sa prison insulaire à l'aide d'ailes de métal dont il s'équipa pour rallier le domaine des Dieux.
(lire "Wieland le forgeron")